Microsoft ne veut pas admettre ?

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Où j’ai l’impression que Microsoft est mauvais perdant.

LinuxFr annonce trois déclarations de responsables de Microsoft qui soulignent le soutiens de Microsoft aux standards et l’importance de l’interopérabilité.

Les déclarations sont globalement positives pour le respect des standards mais il y a des points qui m’ont un peu fait grincer des dents. Olivier Ezratty, directeur de la division développeurs et plate-forme d’entreprise Microsoft France réponds au Journal du Net :

Journal du Net : Y aura t’il une nouvelle version d’Internet explorer dans Longhorn ? Si oui, que pensez vous de l’avancé des parts du marchés de mozilla ? Olivier Ezratty : On vient de sortir une nouvelle version avec celle qui est dans le SP2 de Windows XP (avec pop up blocker, sécurité améliorée, etc). La prochaine pour l’instant est celle qui sera dans Longhorn. Je ne connais pas les parts de marché de Mozilla et Firefox. Sur Windows, il y a toujours eu une très grande diversité d’outils tiers utilisés et cela ne me choque pas qu’il y ait une diversité d’usage dans les navigateurs Internet. Ce ne sont que des outils de rendering HTML et pas grand chose de plus. Ils s’appuient d’ailleurs grandement sur l’infrastructure réseau de Windows pour fonctionner.

Je vais éviter de paraphraser l’analyse de formats-ouverts.org, mais le coup de réduire les navigateurs Internet à  des outils de rendering HTML et pas grand chose de plus me hérisse. Leurs rôle technique n’est peut être que là  (et encore faut il le faire de manière correcte et respectueuse des standards, soit invalider le code trop incorrecte, tel que le fait un compilateur) leur rôle dans l’assemblage d’Internet est déterminant :

  • C’est par le navigateur que l’utilisateur final accède à  l’information, d’où la nécessité du respect des standards ;
  • C’est avec le navigateur que l’utilisateur se promène sur la toile qui est infestée de danger, d’où la nécessité de sécurité ;
  • C’est avec le navigateur que l’utilisateur achète en ligne en accèdant aux Web Services auxquels Microsoft accorde tnat d’importance en ce moment, d’où l’incompréhension à  réduire l’importance du navigateur.

Est-ce pour quelque peu dissimuler la perte journalière de part de marché dans le domaine ?
Le fait d’ignorer la part de marché de Firefox alors que la couverture médiatique est à  son zenith en ce moment tends à  le prouver.