Une mouche dans la toile

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Où Microsoft est à  la fois mouche et araignée.

L’essai « Logiciels libres : Free as a beer » dont je parle dans mon précédent billet était en quelque sorte une suite à  un précédent article des mêmes auteurs.

Chronique d’une mort annoncée analyse les tendances actuelles de l’Internet pour éclairer le chemin sur lequel les technologies de l’information se dirigent.

Certains points m’ont particulièrement marqué.

Tout d’abord, le coût d’un logiciel. Il n’est présent que lors de la création du premier exemplaire. Le coût de reproduction étant négligeable, le logiciel est amorti à  une vitesse vertigineuse. C’est grâce à  ce fait que Microsoft se fait une marge brute de 85% sur Windows + Office.

Ensuite, le fait que la majorité des possesseurs d’ordinateur sont des voleurs. En effet, à  part les logiciels préinstallés lors de l’achat de la machine, les gens possèdent souvent une copie pirate, illégale car volée, des logiciels installés. Des voleurs qui se cachent derrière une fausse morale : on ne vole pas un voleur accusant Microsoft de vendre trop cher. Mais légalement cet argument n’a aucun poids.

Enfin, le point le plus intéressant à  mon goût, une citation de Bill Gates qui sert de conclusion à  son dernier livre :

Le style de vie Internet peut augmenter l’engagement du citoyen dans la vie publique. Beaucoup de décisions à  prendre sont politiques, sociales, et non techniques : comment donner à  tous l’accès au Web, comment protéger les enfants… Quelle que soit leur culture, les citoyens doivent s’engager dans l’impact social et politique de la technologie numérique, afin de faire en sorte que cette nouvelle ère reflète bien la société qu’ils désirent.

Comment veut-il qu’un citoyen s’implique dans les technologies lorsque celles-ci sont imperméables au moindre regard ?? Il prêche sans le vouloir l’envol du logiciel libre…