L’industrie des médias, une guerre.

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Au nom de la protection des droits d’auteurs, on vous sodomise !

Les droits d’auteurs, défendre les créateurs, c’est noble comme cause, en soit… c’est vrai quoi ils travaillent dur alors se faire pirater leur travail, c’est pas sympa pour eux.

Une bien belle excuse utilisée à  toutes les sauces pour nous faire passer les DRM dans le domaine technique, et le DADVSI dans le domaine légal. LinuxFr nous informe que cet été, pendant que tout le monde est en vacances (comme ça personne pour râler), la Commission des lois de l’Assemblée Nationale s’apprête à  faire passer la loi sur le droit d’auteur et les droits voisins dans la société de l’information (DADVSI).

Cette loi interdit de créer ou d’utiliser des moyens de neutralisation des moyens de protections des oeuvres. Conséquence directe : on n’aura plus le droit de lire des DVD sous Linux.

Parmi d’autres conséquences, je cite LinuxFr :

* supprime l’exception de copie privée pour les services à  la demande et autorise les producteurs à  limiter le nombre de transferts vers un baladeur numérique sans pour autant supprimer la redevance copie privée (qui a été récemment étendue aux clés USB)

* prévoit qu’un « collège de médiateurs » nommé par le pouvoir politique se substituera au juge indépendant et impartial (la vocation de ce collège est ni plus, ni moins que la mise à  mort complète de l’exception de copie privée)

* interdit donc la lecture d’un DVD sous GNU/Linux (et, en fait aussi la conversion de fichiers protégés à  un format ouvert)

* légalise la vente liée contenu/logiciel

* fige des positions dominantes obtenues de façon abusive

* encourage (explicitement) les ententes entre cartels, monopoles et trusts

* revient sur le droit au contrôle des données personnelles

* prône la sécurité par l’obscurité comme moyen de contrôle du public

* va être examiné quand les français seront à  la plage (tout comme l’avait été la scandaleuse réforme de la loi informatique et libertés l’année dernière)

… et on parle même de procédure d’urgence (c’est à  dire d’une seule lecture à  l’assemblée, puis zou, quelques sénateurs et députés se réunissent au sein d’une commission mixte paritaire, valide la sauce et c’est adopté sans autre forme de débat public)

Comment agir ? Ecrire à  vos députés pour leur signaler ces points là  et s’ils sont vraiment prêt à  laisser les lobbying industriels faire la loi.

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