Surfons sur la vague (4/5)

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Voici le quatrième billet sur Google Wave et ce que ça apporte. Pardonnez le temps séparant ce billet du dernier, j’ai eu quelques contre-temps 🙂

  1. Genèse
  2. Email et Instant Messaging
  3. Travail collaboratif
  4. Extensions (vous y êtes)
  5. Ouverture

Extensions

Communication, temps réels et collaboration sont les principaux concepts développés par la technologie Wave. Ces principes s’appliquent à des documents de nature très classique (photos, textes) mais ça serait très vite limitatif. Afin de rendre le système plus intéressant et évolutif, Google a permis aux développeurs d’étendre la plate-forme pour lui permettre d’accomplir encore plus de choses en préservant les préceptes qu’on a vu auparavant.

L’API que fourni Google permet d’ajouter des fonctions à Wave par le biais de Gadgets ou de Robots.

Les gadgets sont des programmes qui permettent d’étendre ce qu’on est capable d’échanger comme information sur le Wave. A priori, le système gère de base les images et le texte. Pendant la démonstration, d’autres informations ont été échangées grâce à des gadgets. Par exemple le « YesNoMaybe » gadget qui permet de répondre à une question de type « Venez vous au ciné à la séance de… ? ». Le gadget permet d’insérer un tableau 3 colonnes dans lequel on voient les gens du wave classer par réponse « oui je viens », « non je ne viens pas », « peut être ».

Le gadget "YesNoMaybe"

Le gadget "YesNoMaybe"

Bien entendu, tous les préceptes qui servent de fil d’Arianne à Wave restent vrais : mise à jour en temps réel, replay, simultanéité…

Un jeu du morpion ainsi qu’un jeu d’échec ont aussi été présentés.

Un autre aspect des gadgets est d’ajouter des fonctionnalités au système comme un correcteur d’orthographe (très impressionnant, réussissant à tenir compte du contexte de la phrase : « Icland is an icland » devenant « Iceland is an island », mais ce n’est pas l’objet du  billet :)) ou un petit système de recherche google qui permet d’intégrer le résultat dans le message directement (une image issue de google image par exemple).

Les geeks du monde entier pourront ajouter des gadgets pour améliorer le système, les entreprises pourront le spécialiser à leurs besoins.

On a déjà un bon moyen d’étendre la plate-forme mais ce n’est pas mon mode d’extension préféré.

Les robots sont vraiment l’aspect qui m’a bluffé dans la présentation. Les gadgets sont importants, mais ça reste très classique comme « plugin ». Les robots se présentent sous la forme d’un participant à ajouter au Wave et permettent différentes actions sur la conversation.

Le premier robot présenté a été « Bloggy », une fois ajouté à la conversation, le Wave s’est trouvé publié sur le blog Blogger du rédacteur, avec les photos et le texte du premier blip (morceau élémentaire d’un wave). Là où ça devient marrant, c’est que quelqu’un qui commente le billet depuis le blog se retrouve sur le Wave. Ainsi, on peut suivre les commentaires de son blog depuis son interface Wave. La même chose a été faite avec twitter.

Dans le métier de développeur, il arrive qu »on reçoive un rapport de test d’un produit avec les différents problèmes rencontrés, le chef de projet filtrant le mail et postant les bugs nécessaires pour les corriger. Le robots « Buggy » permet de sélectionner un bout de texte et de créer un nouveau bug associé avec le texte sélectionné comme titre de bug. Transformant le texte dans le wave en gras avec un numéro de bug associé, un lien vers le bug et entre crochet à qui est assigné le bug (unassigned par défaut). En changeant le texte de la personne à qui assigner le bug, le robot met à jour automatiquement le système de suivi de bug (ici google code bien sûr).

Enfin, dans un monde où les langues sont si nombreuses, il est parfois difficile d’écrire en anglais pour certaines personnes. Un robot est capable de faire la traduction instantanée d’une langue à l’autre au fur et à mesure de la frappe, toujours en tenant compte du contexte, ce qui donne des traductions de très bonne qualité. Bon d’accord, on était dans une démo, le texte tapé était bien entendu maîtrisé, mais voir « Hello world! » traduit par « Bonjour tout le monde ! » et non pas « Bonjour monde ! », ça fait plaisir.

Le système a donc deux moyens d’augmenter ses capacités pour ne pas rester limité aux fonctions de base. J’y vois surtout un moyen de centraliser les différentes contributions que je fais sur internet : commentaires sur les blogs, les forums, suivre les commentaires sur mon blog. Je ne sais pas vous, mais même s’il est possible de se syndiquer à un flux RSS spécial commentaire, le plus souvent c’est sur l’ensemble du blog alors que je ne m’intéresse qu’aux commentaires d’un billet en particulier.

Tout ceci est bien joli mais on peut s’inquiéter du fait que ce soit encore Google qui tire les rennes : ils ont déjà mes mails, mes centres d’intérêts avec google reader et mes recherches sur internet. De plus, proposer un nouveau moyen de communication et le garder pour soi, c’est le meilleur moyen de le faire échouer. C’est pourquoi le système est annoncé comme ouvert, ce sera pour le prochain billet :).

4 réflexions au sujet de « Surfons sur la vague (4/5) »

  1. Et voilà…Rah ça m’étonnait que tu n’aies pas encore parlé de ton grand cheval de bataille 😉
    Pour moi, les robots et les gadgets sont…euh ben des gadgets. Même si je peux voir l’intérêt des robots notamment dans l’exemple du bug.

  2. Geobert

    @Jaessa: là ce ne sont que quelques exemples, l’avenir nous dira ce qu’on est capable d’en faire 🙂

  3. Airr

    Salut Geob, en provenance du blog de Jaessa, je te souhaite un heureux anniversaire !
    et un bon we!
    Bye Airr

  4. daranus

    Bon anniv!!!
    J’espère qu’on pourra fêter ça un de ces 4!
    D’ici là bon courage pour la reprise!

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