Concert du John Butler Trio au Zénith de Paris 28/04/2010

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J’ai enfin pu écouter le John Butler Trio cuvée 2010 en live ! Déjà, c’était bien meilleur que l’album, mais c’est une constante chez John Butler. Ce mec est une bête de scène et toute la magie de sa musique ne s’exprime que par là.

Je vais commencer par un coup de gueule contre l’ingé son : on n’est pas sourds ! Le volume sonore était à des proportions douloureuses (101 dB mesuré par un fan, soit l’équivalent d’un marteau piqueur à 5m) transformant le son en une bouillie inaudible pour ceux qui n’avaient pas de bouchons. On dit souvent « sortez couverts » pour parler de préservatif, bah va falloir le faire pour ses oreilles aussi.

Le précédent trio, Shannon Birchall, John Butler, Michael Barker

Revenons au concert à proprement parler, je passe la première partie que je n’ai pas du tout aimée. Ils commencent par un morceau d’un ancien album et le public suit à peu près, moi j’aime bien mais je sens qu’il y a un truc qui me chatouille sans arriver à mettre le doigt dessus. Puis viens un autre morceau d’un ancien album, ça fonctionne déjà un peu plus mais toujours ce sentiment qui m’empêche de triper. Arrive un nouveau morceau, là j’accroche un peu plus comme pour le restant des nouveaux morceaux, sans pour autant être complétement transporté. Puis revient un ancien morceau et là je comprends ce qui ne va pas : je n’accroche pas le style des nouveaux musiciens de John sur les anciens morceaux.

J’ai peut-être trop mes aises sur ces anciens morceaux, mais je cherchai la subtilité jazzy des deux précédents musiciens qui accompagnaient John (Michael Barker à la batterie et Shannon Birchall à la basse) et il n’y en avait aucune trace. Nicky Bomba est pourtant doué à la batterie, beaucoup de talent, mais moins subtil. Par contre le nouveau bassiste est vraiment une énorme déception, il prend ses marques petit à petit, mais il est à des années lumières de ce que pouvait faire Shannon en terme de sentiments. Il est absent, certains disent même qu’on a l’impression qu’il est gêné d’être là. Le tout fait que la couleur des morceaux a changée, c’est devenu plus rock dans le sens propre du terme, plus rentre-dedans.

Du coup, à part un Ocean toujours aussi magique, le concert m’a fait passé un très bon moment, mais il ne m’a pas transporté comme les fois précédentes.