Elite Dangerous (et sûrement d’autres), bépo et le copier coller

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Parfois, jeux et bépo ne font pas super bon ménage. Soit le jeu détecte la lettre tapée, auquel cas le bloc WASD se retrouve éparpillé sur notre bépo, soit le jeu détecte le code de la touche et là, ça fonctionne, le bloc WASD devenant ÉAUI sur notre bépo. Le problème, c’est de réussir à retrouver la bonne touche pour les autres actions.

L’idéal, c’est les jeux qui permettent de redéfinir ses propres commandes clavier, auquel cas plus de problème… du moins, c’est ce que je croyais. ^^’

Sur Elite Dangerous, on peut redéfinir ses commandes, ce qui est parfait. Le truc étrange, c’est qu’il détecte le code touche pour les commandes jeu (si j’appuie sur le V de bépo, j’obtiens U in game), mais utilise bien bépo quand on tape du texte dans le tchat. Du coup, je pensais que « Control-C Control-V » allait faire le copier coller.

Bah en fait non… C’est le code touche qui est utilisé pour ça, ce qui donne « Control-X Control-. » pour notre clavier bépo (oui, la touche « point » sur bépo, là où est le V sur un qwerty).

Je ne pense pas que beaucoup de joueurs d’Elite Dangerous soient en bépo, mais si dans un autre jeu « Control-V » ne colle pas le texte et que vous êtes en bépo, pensez à tester « Control-. » 🙂

Internet et le cloisonnement de la pensée

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Depuis l’élection de Trump, il y a eu une espèce de prise de conscience du caractère nuisible de l’expérience utilisateur dite « personnalisée ».

Profiling, pour vous servir

Je me souviens de mes débuts sur Internet, utilisant divers moteurs de recherche (Alta Vista, Lycos, Yahoo) qui avaient chacun leur force et faiblesses et qui étaient neutres : la même recherche faite par différentes personnes donnait les mêmes résultats. Même aux débuts de Google, c’était le cas. On parlait de classement Google de manière légitime, c’était la même liste de résultats pour tout le monde !

Puis Google a grossi, et a commencé à optimiser sa source de revenus : la publicité. Afficher une pub pour des billets d’avion alors que le chaland n’a pas l’intention de partir sous peu a moins de chance d’attirer son clic que si ce même chaland est en train de faire des recherches pour planifier ses vacances. Il a fallu alors analyser l’historique des recherches de chacun pour pouvoir afficher la publicité la plus pertinente possible : c’est ce qu’on appelle le profiling.

Puis est venue l’idée de se servir de ce profiling pour personnaliser les résultats. Le but premier est d’augmenter le niveau de pertinence des résultats : si on cherche « arbre » et qu’on est développeur, il y a des chances qu’on cherche des infos sur les algorithmes portant sur les structures informatiques appelées « arbres » et non pas des informations sur les arbres, les végétaux… mais si, celui avec des feuilles qui tombent en automne. En s’appuyant sur nos recherches passées, Google est capable de savoir ce qui est susceptible de nous intéresser.

Profiling, pour vous desservir

Louable en soi, cette personnalisation finit par se retourner contre nous, individuellement, et par effet de masse critique, a fini par avoir un impact considérable sur notre société.

J’exagère ? Regardez donc la situation actuelle : on parle de bipolarisation du monde, de « echo chambers », de sites de « ré-information »… À mes yeux, tout ça, c’est en grande partie à cause de ce profiling qui a été utilisé à outrance.

Sur Google d’abord, une même recherche ne donne plus les mêmes résultats ; sur Facebook ensuite, ce que vous voyez dans le flux est le résultat d’un algorithme qui ne montre que ce qu’il juge « important pour vous » ; enfin sur Twitter, son « pendant votre absence » fait la même chose.

À force de se faire dicter ce qu’il faut voir par un algorithme, on finit par s’enfermer dans une bulle d’informations qui ne traiteront que des domaines qui nous intéressent et, pire encore, qui ne nous présenteront que des idées qui iront dans le même sens que les nôtres. Adieu idées nouvelles, points de vue différents, nous laissant nous enfoncer dans une uniformité intellectuelle qui va définir ce qu’est la « normalité » et qui fait qu’on réagit si violemment quand on se retrouve confronté à une opinion différente de la nôtre.

Bref, c’est la disparition de l’ouverture d’esprit…

Se réapproprier son flux d’informations

Pourtant, il existe des moyens pour se libérer des algorithmes et décider à nouveau ce qu’on veut lire.

Moteur de recherche

Le premier pas est de changer de moteur de recherche en optant pour un qui ne traque pas ses utilisateurs et qui livre des résultats neutres. Personnellement, j’aime bien DuckDuckGo, mais on peut aussi citer l’initiative européenne Qwant, qui me semble pas mal du tout mais dont l’affichage de base est un peu chargé à mon goût (il existe une version lite).

    

Facebook

Bon, si on pouvait arrêter de l’utiliser, ce serait le top, mais je ne me fais pas d’illusions. En attendant une prise de conscience généralisée, passez donc le flux du mode « à la une » au mode « le plus récent » en cliquant sur les « … » à côté de « Flux d’actualité » et en choisissant l’option. Attention, parfois ça se reset tout seul, mais quand vous êtes dans ce mode, il y a un petit en-tête qui vous prévient que c’est le mode « plus récent » qui est activé.

Twitter

Pour Twitter, je passe par Tweetdeck, qui n’a pas cette fonctionnalité de « pendant votre absence » et qui permet une gestion avancée des listes.

RSS

Si vous ne savez pas ce qu’est un flux RSS, c’est un canal présent sur beaucoup de sites et qui peut être enregistré dans un agrégateur pour avoir toutes les sorties d’articles dedans.

Pour éviter de dépendre du partage des autres et surtout éviter les sites conspirationnistes que je vois encore trop souvent, je choisis mes sources moi même, les plus neutres possible, et je m’abonne à leur flux RSS pour être averti d’une nouvelle parution.

J’utilise Inoreader comme agrégateur, mais il existe aussi Feedly qui est bien coté.

Decodex

Je ne vais pas en reparler j’ai écrit un article à son sujet.

Soyez pas con

Enfin, je crois que c’est la clé ultime pour ne plus se faire dicter quoi lire ou penser : prenez du recul et récupérez de l’ouverture d’esprit. Arrêter de croire que le monde est blanc ou noir, arrêtez de parler avec un ton condescendant sur des sujets dont votre seule connaissance vient d’un article sur 20 Minutes ou, pire, vu à la TV. Arrêtez le « yakafokon », le monde est bien plus complexe que ça. Soyez humble, soyez pas con.

Désinstallez FileZilla

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Ce client FTP est très populaire, et c’était ma référence en la matière depuis de nombreuses années. Mais au boulot, j’ai dû m’en passer, après avoir tenté de me connecter au FTP d’un partenaire.

Mais récemment, en voulant bidouiller le thème du blog, l’upload de CSS cassait tout. Je pensais avoir fait une coquille, mais non. Je retélécharge le fichier d’origine et l’upload sans modification et là, stupeur : c’est tout pété quand même. Je fouille les réglages de FileZilla, et je me dis après 1h de recherches infructueuses que je vais tester un autre client.

Je me tourne donc vers Alternative.net pour trouver un concurrent et je vois ça :

« Application not safe » que je lis… je creuse rapidement la question et découvre un fork, FileZilla Secure qui annonce la couleur sur son site dans un TL ; DR :

FileZilla does not encrypt your saved FTP passwords and I got hacked. FileZilla Secure will encrypt your saved FTP passwords with a master password.

Traduction rapide :

FileZilla ne chiffre pas vos mots de passe FTP sauvegardés et j’ai été piraté. FileZilla Secure chiffrera vos mots de passe avec un mot de passe maître.

J’ai regardé ce que j’avais sur mon disque, et en effet, le mot de passe est sauvé en base64, un truc qui se décode en 2 secondes. Le soucis avec ça, c’est que si vous chopez un malware qui a pour objectif d’aller lire les fichiers de configuration de FileZilla, qui se trouvent toujours au même endroit, il peut choper vos mots de passe sauvegardés et les envoyer sur le Net.

Ajoutons à ce fait déjà grave que l’installeur de FileZilla tente de vous faire installer un produit sponsorisé même temps (ce qu’on appelle un « bundleware ») je n’ai pas cherché plus loin, j’ai dégagé ce caca puant.

Si vous êtes vraiment trop habitué à l’interface de FileZilla, le fork sécurisé est une bonne idée. Seule une version Windows est disponible actuellement, mais les version Mac et Linux arrivent, a priori.

Personnellement, j’ai opté pour WinSCP (Windows seulement), qui a l’avantage de pouvoir utiliser les sessions Pageant de PuTTY (un truc qui permet de se connecter sans mot de passe).

C’est vraiment triste de voir à quel point ce soft qui était excellent est devenu mauvais avec le temps.

Arrêter de se faire traquer

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Je vais parler ici de vie privée. Voilà, resterons que ceux qui s’en soucient vraiment, les autres n’ayant soit disant « rien à cacher ».

Ce n’est plus un secret, Facebook, Twitter, Google, Amazon et j’en passe veulent tout savoir de vous, afin de vous gaver de publicité ciblée. Ils le font bien sûr grâce aux données qu’on leur fourni de notre plein grès (fous que nous somme), mais également à l’insu de notre plein grès. Je parles de ces moments où vous n’êtes pas sur leur site, ces moments où vous êtes même déconnecté de votre compte, et même vous qui n’avez pas de compte chez eux.

Vous voyez ces boutons de partages partout sur le web (j’ai viré ceux que j’avais installés, moi), et bien les afficher suffit pour que FB et consorts sachent que vous avez été là (oui oui, même ces pages inavouables, toujours rien à cacher, vraiment ?). Si vous êtes déconnecté du compte, les cookies qui traînent vous auront déjà trahis et ils savent que c’est vous. Si vous n’avez pas de compte, les autres informations (résolution d’écran, version de votre OS, version de votre navigateur etc…) leur permettent de vous identifier de manière quasiment personnelle.

Comment s’en prémunir ?

 

Il existe toute une ribambelle d’outils pour bloquer les traqueurs, et Privacy Badger est celui que je vais vous présenter aujourd’hui.

Cette extension pour Firefox et Chrome est proposée par l’EFF (Electronic Frontier Foundation), organisation à but non lucratif dont la mission est de protéger les libertés individuelles sur Internet. Une fois installée, elle va analyser les données téléchargées par le navigateur et faire des recoupements pour petit à petit comprendre quels sont les sites qui laissent des traqueurs sur votre navigateur pour vous suivre et ainsi les bloquer. Du coup, ne vous étonnez pas qu’au début, rien de soit bloqué, il faut lui laisser le temps de comprendre quels sont les coupables à bloquer.

En complément de uBlock origin (un bloqueur de pub bien plus efficace que AdBlock [Plus]), beaucoup de nuisances nous sont épargnées.

Et pourquoi pas ?

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Ça commence à devenir régulier : je fais des pauses de publications plutôt longues, et parfois, ça me reprend et je me remets à écrire. Pourquoi, combien de temps, je n’en sais trop rien mais à chaque fois, ça ne manque pas, j’ai un besoin de changer la tronche du blog. Voilà, ce coup-ci c’est le thème Writr qui m’a hameçonné l’œil, pour le côté épuré de la chose.

Toujours au rayon changements, je jonglais entre les catégories et les étiquettes (ou « tag » dans le jargon) et parfois, mes catégories étaient un peu « juste » dans le sens où je mettais un article dans une catégorie mais ça me semblait inexacte ou imprécis. Du coup, je pense que les tags sont plus souples et je me suis pris la tête à étiqueter tous mes articles… plus de 370. Bon pour les vieux, j’ai juste mis la catégorie en étiquette, faut pas pousser non plus ^^’

J’ai viré le widget photo aussi, des changements dans ma vie ayant fait que ce hobby est en pause depuis un moment, je n’ai pas de nouveau cliché à proposer et c’est toujours les 20 même photos qui tournent. En plus, j’ai fini par trouver que avoir une image qui change toutes les 7s distraie la lecture, alors paf, dehors.

Enfin, j’ai dégagé les boutons de partage sociaux, pour éviter de vous faire traquer un peu plus par Google, Facebook, Twitter…

Je ne sais pas combien de temps cette séance d’écriture va durer, mais comme d’hab, si je repars me murer dans le silence, je reviendrais sûrement !