Elite Dangerous (et sûrement d’autres), bépo et le copier coller

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Parfois, jeux et bépo ne font pas super bon ménage. Soit le jeu détecte la lettre tapée, auquel cas le bloc WASD se retrouve éparpillé sur notre bépo, soit le jeu détecte le code de la touche et là, ça fonctionne, le bloc WASD devenant ÉAUI sur notre bépo. Le problème, c’est de réussir à retrouver la bonne touche pour les autres actions.

L’idéal, c’est les jeux qui permettent de redéfinir ses propres commandes clavier, auquel cas plus de problème… du moins, c’est ce que je croyais. ^^’

Sur Elite Dangerous, on peut redéfinir ses commandes, ce qui est parfait. Le truc étrange, c’est qu’il détecte le code touche pour les commandes jeu (si j’appuie sur le V de bépo, j’obtiens U in game), mais utilise bien bépo quand on tape du texte dans le tchat. Du coup, je pensais que « Control-C Control-V » allait faire le copier coller.

Bah en fait non… C’est le code touche qui est utilisé pour ça, ce qui donne « Control-X Control-. » pour notre clavier bépo (oui, la touche « point » sur bépo, là où est le V sur un qwerty).

Je ne pense pas que beaucoup de joueurs d’Elite Dangerous soient en bépo, mais si dans un autre jeu « Control-V » ne colle pas le texte et que vous êtes en bépo, pensez à tester « Control-. » 🙂

L’allégorie de la caverne appliquée à l’ère numérique

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Une petite histoire

Dans une demeure souterraine, en forme de caverne, des hommes sont enchaînés. Ne nous ressemblent-ils pas ? Ils n’ont jamais vu directement la lumière du jour, dont ils ne connaissent que le faible rayonnement qui parvient à pénétrer jusqu’à eux. Des choses et d’eux-mêmes, ils ne connaissent que les ombres projetées sur les murs de leur caverne par un feu allumé derrière eux. Des sons, ils ne connaissent que les échos.

Que l’un d’entre eux soit libéré de force de ses chaînes et soit accompagné vers la sortie, il sera d’abord cruellement ébloui par une lumière qu’il n’a pas l’habitude de supporter. Il souffrira de tous les changements. Il résistera et ne parviendra pas à percevoir ce que l’on veut lui montrer. Alors, Ne voudra-t-il pas revenir à sa situation antérieure ? S’il persiste, il s’accoutumera. Il pourra voir le monde dans sa réalité. Prenant conscience de sa condition antérieure, ce n’est qu’en se faisant violence qu’il retournera auprès de ses semblables. Mais ceux-ci, incapables d’imaginer ce qui lui est arrivé, le recevront très mal et refuseront de le croire : ne le tueront-ils pas ?

Source : Wikipedia

Voici l’allégorie de la caverne de Platon, résumée sur Wikipedia. Ça fait un moment qu’elle me revient à l’esprit à la lecture de divers sujets.

Technologie

La technologie en générale — et l’informatique en particulier — nous entoure intensément. La majorité de la population utilise un ordinateur. Et peu sont ceux qui se posent la question de l’efficacité de leurs outils. Windows est le système d’exploitation le plus répandu sans contestation possible. Et pourtant, il est bourré de défauts, de bugs, de failles de sécurité connues et non corrigées. Mais les gens s’en accommodent, ils ne connaissent que ça et n’imaginent pas qu’autre chose puisse être mieux pour eux, comme les hommes dans la caverne.

Un autre exemple frappant est l’utilisation d’Internet Explorer pour naviguer sur la toile. À une époque où n’importe quel autre navigateur fait un meilleur travail, même devant des arguments factuels, beaucoup refusent de changer leur navigateur.

L’exemple le plus récent pour ma part est le clavier. La découverte du bépo et ensuite du TypeMatrix ont donné la dernière impulsion à la naissance de cet article : la quasi totalité de l’Humanité qui utilise un clavier se fait du mal. Ce périphérique de saisie conçu sur des contraintes mécaniques — touches en quinconce pour les tiges des machines à écrire, disposition des lettres anti-productives pour éloigner les lettres fréquemment utilisées pour éviter l’enrayement — existent toujours alors que l’électronique nous a affranchi de ces contraintes.

Pourquoi ? La légende veux que l’inventeur de la machine, ayant résolu le soucis mécanique qui avait donné naissance au qwerty avait proposé une meilleure distribution des lettres. Le patron de l’entreprise qui fabriquait les machines à écrire l’a refusé car il ne voulait pas se risquer à perdre ses utilisateurs et donc vendre moins de machines.

Pour ces même raisons, peu de constructeurs de clavier grand public se risquent à innover — on les compte sur les doigts d’une main — et du coup les gens ne connaissent pas les alternatives.

Pire, même une fois le concept présenté, peu oseront franchir le pas, même s’ils adhèrent au concept. Bon il y a le problème de l’investissement en temps pour apprendre une nouvelle distribution, et de l’argent pour acquérir un clavier orthogonal. Mais quand certains y vont à coup de mauvaise foi pour défendre ce qu’ils utilisent tous les jours — il en existe qui défendent l’accès direct au caractère « ² » ! — par refus d’admettre qu’ils utilisent un truc pourri, on est en pleine allégorie de la caverne.

TypeMatrix™ 2030 : ma customization

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Ce clavier, je l’adore, vraiment. Mais il me faut être franc et il y avait quand même des trucs qui me dérangeaient :  les touches « contrôle » qui ne sont pas top accessibles. Sur un clavier conventionnel, j’avais reprogrammé la touche verr. maj. en contrôle. Ainsi l’auriculaire y accède sans trop plier la main.

Sur le TypeMatrix™, verr. maj. est déporté loin à droite et maj. gauche est beaucoup plus grande. Du coup il ne reste à gauche que la touche « contrôle » sous maj. gauche et — avouons-le — elle n’est pas très accessible 🙁

M’est alors venu l’idée de reprogrammer les touches qui sont de part et d’autre de la barre espace : celle de gauche sert à changer d’application (équivalant « alt + tab ») et celle de droite permet d’afficher le bureau.

Malheureusement, ces touches envoient une combinaison de touches : alt + tab et alt + i, respectivement. Pour contourner ça, il faut passer en mode 106 touches en faisant « Fn + F3 ». Dans ce mode la led « 102 » s’illumine et les deux touches renvoient un code unique réaffectable par xmodmap sous Linux, et Sharpkeys sous Windows. Il faut aussi réaffecter la touche marquée ‘ç’ qui est devenue inactive et la touche « Mail » qui est devenue ‘ç’. Voici ma configuration Sharpkeys sous Windows :

Sharpkey_conf_TMX_106_mode

Ainsi j’ai deux touches « contrôle » accessibles aux pouces, ce qui facilite les raccourcis clavier 🙂

En parlant de raccourci clavier, il y a le « ctrl + w » de Firefox qui permet de fermer un onglet. Sur un qwerty ou azerty, ça se fait de la main gauche seule, laissant la main droite sur la souris. En bépo, ça se fait de la main droite, qui doit alors lâcher la souris. Pour remédier à ce petit inconvénient, j’ai installé l’extension Menu Wizard qui permet de redéfinir les raccourcis clavier de Firefox 🙂 J’ai mis la fermeture d’onglet sur « ctrl + à » 🙂