Sandra Bae

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Il y a des jours comme ça, où on ne s’attend pas à ce qui va se passer. Ce 22 Octobre 2011, Boulet s’était mis dans un trip d’écouter des reprises de Queen, il en tweet plein, de plus ou moins bonne qualité puis arrive ça :

Et là, la claque mais version XXL. Sandra Bae, jeune coréenne de 18 ou 19 ans avec un jeu à la guitare tout bonnement prodigieux. Spécialisée en guitare acoustique instrumentale, elle a commencé par le piano qu’elle joue encore parfois.

Elle me fait bien sûr penser à Tommy Emmanuel et elle a toute la vie pour parfaire son don.

Je n’ai pas grand chose à dire si ce n’est ajouter deux autres morceaux dans des styles différents :

et sa reprise du thème du jeu Civilization IV où elle a eu droit à un commentaire du compositeur en personne — Christopher Tin — pour la défendre contre un commentaire aigri :

Le Pick Punch

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Le Pick Punch, qu’est-ce donc ?

pickpunch

Comme vous pouvez le voir, c’est une perforeuse, et comme toute perforeuse, elle fait des trous. Mais des trous en forme de médiator (ou encore plectre) ! Bon ok, c’est pas le trou qui nous intéresse mais bien la chute, faite dans un matériau plastique plus ou moins dur produira un médiator !

Vu le prix d’un médiator, ce n’est pas pour une question d’économie mais plutôt de fun : recycler sa carte bleue expirée, ses carte de fidélité, cartes de mutuelle, ou carrément faire des médiators custom comme le montre le site web original.

Faire des médiators avec une photo dessus, ou peint pour en faire un bijou… beaucoup de choses sont alors réalisables 😀 Moi qui ait souvent la flemme d’aller acheter des médiators, je récupère désormais les cartes plastiques inutiles de mon entourage :p

Attention, il existe aussi le PickMaster qui a l’avantage d’être vendu en Europe (j’ai commandé le Pick Punch depuis leur site directement) mais cette vidéo comparative m’a convaincu de la supériorité du Pick Punch. Le site du produit est sérieux et envoie rapidement la commande. Ils vendent aussi des feuilles de différent matériaux pour peu qu’on souhaite faire des médiators jolis.

Tombstone Pete

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Encore un article musical ! Ne vous inquiétez pas, j’ai des geekeries en attente dans l’arrière boutique 😉 Ce mec est Sud Africain si j’en crois sa bio sur Facebook et il a pas mal vadrouillé en Australie et Nouvelle-Zélande où il a joué dans la rue pendant 2 ans. Il est ensuite revenu en Afrique pour participer à pas mal de festivals.

Sa technique à la guitare n’est pas nouvelle, avec pas mal de percussion sur le corps de la guitare, mais il y mêle une énergie brute rarement vu sur acoustique, qui donne un rendu tout particulier. Il se défini comme un mélange de Rodrigo y Gabriella et de Rage against the machine. Je vous laisse en juger :

Tommy Emmanuel

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Vous le savez peut être, je suis guitariste (je joue d’ailleurs dans un duo, Les Éphémères, oui je sais, Facebook c’est mal mais bon…). *Du coup, la guitare est un instrument que j’aime particulièrement — notamment la guitare acoustique — surtout quand il est entre les mains d’un virtuose.

Voilà, quand on a vu ça, on pleure. De joie ou de jalousie, mais on ne peut rester indifférent face à cette dextérité qui ne sacrifie rien à la musicalité. Tommy Emmanuel est Australien et la coïncidence veut que je l’ai découvert à peu près en même temps que John Butler, lui aussi australien 🙂 Mais ils ont des styles très différents.

Tommy est à ma connaissance exclusivement instrumental. Des compositions originales comme « Angelina » :

ou un peu plus spéciale comme « Mombasa » :

nous dévoilent un peu la sensibilité du personnage et ça colle parfaitement avec sa façon d’être. Mais il a su aussi faire des reprises populaires qui fonctionnent toujours sur scène :

On peut y voir un point commun : il a toujours ce flegme classe qui le ferait passer pour un Anglais, et sa joie d’être sur scène à partager sa musique. Pour avoir pu assister à l’un de ses concerts, c’est communicatif, on ressort de là avec un sourire grand comme ça 😀

 

The John Butler Trio

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Pour inaugurer la nouvelle section musique des p’ti z’articles, je vais parler d’un artiste qui me transporte quand je l’entends : John Butler.

C’est un guitariste auteur-compositeur-chanteur australien qui fait dans le folk rock à tendance jazz avec une pointe de reggae de temps en temps. Le groupe est formé de John à la guitare et au chant, un batteur et un bassiste. La particularité de ce groupe est que John change régulièrement de musiciens pour se donner de nouvelles orientations.

Pour le reste des informations factuelles je vous renvoie vers l’article wikipedia qui le fera bien mieux que moi.

J’ai découvert cet artiste via un extrait de Taratata où ils jouaient Zebra et je dois avouer que ce fut un sacré choc. Enfin un son que je ne reconnaissai pas : guitare acoustique 12 cordes (bon en fait 11 mais c’est un détail), le tout dans un pedal board bien fourni, ampli marshall, contrebasse dynamique et surprenante, une batterie toute en nuance. Moi qui ne suis pas fan de reggae, j’ai pourtant accroché et j’ai cherché un peu sur la toile.

Stupeur. Plein de lives enregistrés par des fans lors de concerts et diffusés légalement, l’artiste les autorisant sous condition de ne pas pirater les cds qu’il sort. Téléchargement. Écoute. Révélation.

Ce trio dégage une énergie qui illumine mon mental, ça réveille et met de bonne humeur. En concert c’est pire : la sympathie qu’ils dégagent est communicative, on devient presque des bisounours face à leur complicité (je parle de l’époque avec Michael Barker et Shannon Birchall, à cette heure je n’ai pas encore vu la nouvelle formation en concert). Puis il y a la magie Butler : seul sur scène, avec sa guitare, pour LE morceau de John, son chef d’œuvre, sa communion de paix avec son public : Ocean.

C’est un morceau instrumental (vous en trouverez des enregistrements sur Youtube), qui n’est jamais tout à fait le même à chaque représentation, l’improvisation se taillant une place de choix, ayant une durée variable du coup toujours aux alentours des 10-15mn. Un quart d’heure de pur bonheur où les notes résonnent dans la salle, nous transportant au delà de notre conscience – pour paraphraser Jaessa – les sentiments remuant dans nos tripes nous faisant sentir vivant.

Voilà, il n’est pas aisé de parler de musique, c’est moins factuel, très subjectif, mais j’espère vous avoir donné envie d’y jeter une oreille 🙂 Je reparlerais sûrement du trio dans sa formation 2010 après le concert du 28/04 !