Ditto, un gestionnaire de presse-papier

Par défaut

Je ne vais pas parler d’une étagère pour ranger des poids qu’on pose sur un tas de papier, non. Le presse-papier dont je parle, c’est celui de l’ordinateur, la zone mémoire où est stocké votre copier ou couper avant de pouvoir le coller.

C’est super utile, mais il y a un défaut assez barbant : on ne garde que le dernier copier. Or il m’arrive fréquemment d’avoir à réutiliser un autre copier que j’ai fait il y a juste 5 min.

C’est là que Ditto entre en jeu.

La fonction première, c’est d’étendre le nombre de copier gardé en mémoire. Ainsi, coller colle toujours le dernier mis en mémoire, mais il est possible de faire apparaître un menu grâce à un raccourci clavier configurable (Ctrl+’ par défaut) qui permet d’aller chercher un copier précédent. Ce menu apparaît au niveau du curseur souris, ce qui est super pratique ; plein d’autres managers ne le font pas et ouvrent une fenêtre lambda n’importe où (on peut aussi faire apparaître ce menu au niveau du curseur texte ou faire en sorte qu’il réapparaisse à la dernière position).

Rien que ça, c’est un boost en productivité comme vous n’avez pas idée : ne plus avoir à rechercher le truc dont on a besoin pour le copier à nouveau… Développeurs, pensez refactoring avec un IDE pourri, bloggers, pensez à cette URL que vous avez copiée que vous n’avez plus dans le clipboard un déplacement de paragraphe plus tard, alors que vous en avez besoin… ou encore plus fréquent : vouloir coller et faire copier à la place, perdant ainsi celui que vous vouliez coller…

C’est tellement utile que je m’en sers même comme d’un mini backup quand je bosse : je garde des bouts de code que je pourrais avoir besoin de restaurer (lors d’un nettoyage de code) ; ça m’évite de faire un revert, qui pourrait virer d’autres choses que je voudrais en fait garder.

Le menu pop-up près du curseur souris

Dans les autres fonctions offertes :

  • On peut filtrer la liste en tapant un bout du texte qu’on recherche.
  • Les images sont aussi sauvées et rappelables.
  • On peut le mettre en pause (pour éviter de garder un mot de passe par exemple).
  • On peut exclure des applis…

Plein d’options de partout permettent d’affiner le comportement, mais perso, à part changer le thème et le raccourci clavier, je n’ai touché à rien.

Une fonctionnalité dont je ne me sers pas, mais qui semble super puissante : Ditto est capable de se synchroniser entre plusieurs ordinateurs que vous autorisez, les données étant chiffrées sur le réseau (je déconseille en dehors d’un réseau local, tout de même…).

Dans les points négatifs, je ne vois que le fait qu’il ne soit pas multi-plateforme, réservé à Windows. Mais il en existe sur les autres OS : je me souviens de Parcellite quand j’étais sous Linux, par exemple, ou de ClipMenu sur Mac (qui semble malheureusement abandonné), qui offrent ce menu pop-up au niveau du curseur souris. Sinon CopyQ est multi-plateforme et assez bien coté, mais je n’aime pas du tout son ergonomie.

Essayez donc, vous me remercierez plus tard !

Les screenshots facilement avec ShareX

Par défaut

De la capture d’écran

Les screenshots, « captures d’écran » en français, on en fait régulièrement mais c’est toujours un peu compliqué à gérer :

  1. la touche « Impr. écran » capture l’écran et le met dans le presse-papier ;
  2. ouvrir un logiciel de traitement d’image ;
  3. coller la capture ;
  4. demander à sauvegarder ;
  5. nommer le fichier destination ;
  6. aller dans le dossier et enfin récupérer la capture ;
  7. éventuellement partager sur framapic, messagerie, imgur…

C’est un peu fastidieux, comme les moutons, c’est là qu’entre en jeu ShareX, et non, ça rien de moralement discutable !

ShareX

Cette application permet de faire les 7 étapes décrites au dessus, juste en pressant un raccourcis clavier ! Bien sûr, ce ne serait pas aussi exceptionnel s’il n’y avait pas de petits bonus !

Il gère le fait de capturer tous les écrans, un seul écran, la fenêtre active, une région (avec une loupe pendant la sélection de la région à capturer), toutes ces actions pouvant être liées à un raccourci clavier. On peut définir dans quel dossier il sauvegarde les images, vers quel service il upload la capture ceci, automatiquement ou à la demande.

Dans le cas d’un upload, l’url de l’image est mise dans le presse-papier, prête à être collée pour être partagée, sinon, c’est l’image elle-même qui est dans le presse-papier, en plus d’avoir été écrite sur le disque.

Pas content de gérer les screenshots avec une rare efficacité, ShareX est aussi capable de capturer des vidéos de l’écran (screencast) au format vidéo de votre choix ou en faire un gif.

Toutes ces fonctionnalités sont évidemment finement réglables, ce qui vous permettra de le plier exactement à vos besoins.

Framapic

Les plus attentifs qui auront testé l’appli me diront qu’ils ne trouvent pas l’upload vers Framapic. Ça n’y est pas par défaut, en effet. Mais ShareX a prévu de quoi configurer n’importe quel hébergeur d’image pour peu qu’on ait les url d’upload. Pour Framapic :

  1. télécharger le fichier de configuration pour Framapic ;
  2. suivre les instructions de cette image (piquée depuis le site de ShareX) :
  3. Définir « Custom uploader » comme destination dans Destinations → Image uploader → Custom uploader.

Pour effacer un upload, il suffit d’aller dans History, clic droit sur l’image à effacer de l’hébergeur, Open → Deletion url, et voilà !

Open source

Enfin, pour ne rien gâcher, ShareX est open source Si on doit reprocher quelque chose, c’est qu’il n’est pas multi plateforme, mais il existe des outils puissants sur chacune des autres plateformes, du coup, ce n’est pas bien grave.

J’espère que cet outil vous rendra service !

Piwik, l’alternative à Analytics

Par défaut

En réinstallant pour une énième fois mon blog, j’ai voulu avoir à nouveau un système de statistiques pour suivre la fréquentation du site.

J’ai regardé ce qui se faisait, j’ai hésité à réinstaller statpress ou un de ses clones mais l’idée d’alourdir wordpress avec ça ne m’enchantait pas. Google Analytics avait fait ses preuves à une époque mais son interface est trop compliquée (et puis j’aimerai prendre de l’indépendance vis à vis de Google quand même…).

J’avais testé Piwik lors de la dernière itération de ce blog, mais il ne m’avait pas convaincu : lent, plein de flash partout, autant utiliser Google Analytics.

Depuis il a fait son petit bonhomme de chemin, et j’ai vraiment eu une très bonne surprise : Flash n’est presque plus utilisé, seule la mappemonde l’utilise. Du coup, le chargement est nettement plus rapide, l’occupation mémoire de la page diminue.

La présentation est claire et la possibilité d’y adjoindre des plugins permet d’étendre les fonctionnalités de l’outil. J’ai installé GeoIP qui permet de voir de manière plus précise l’origine géographique des visites — par défaut on n’a que les pays, pas les villes.

De plus c’est un Logiciel Libre, c’est de plus en plus reconnu, ça permet de ne pas donner les stats de fréquentation de son site à Google (moins on lui en donne, mieux on se porte, mais c’est le sujet d’un autre article ça 😉 ).

Enfin ils fournissent Piwik mobile pour pouvoir consulter les stats depuis son mobile.

Pour résumer : vous voulez suivre la fréquentation d’un site, piwik est une excellente alternative à Google Analytics et remplace totalement Statpress !

Le cafard du Libriste

Par défaut

09/04/2005, j’ai passé le cap du 100% sans Windows. Six années à profiter de logiciels libres, tous mes besoins ayant trouvés une alternative Libre.

Ou presque, j’avais fais une croix sur une seule chose : les jeux. Je m’en sortais plutôt bien jusqu’à présent, mais des jeux récents ont changé la donne. La série des Assassin’s Creed et surtout l’annonce de Star Wars : The old republic, le MMORPG dans l’univers de Star Wars…

Si on ajoute que mon portable n’est pas bien reconnu par Linux (touchpad foireux), que Firefox soit mieux supporté sous Win que sous Linux (toujours la faute aux constructeur de cartes graphique et leur drivers pourris sous Linux) la coupe est pleine. Ce n’est pas la faute de Linux, c’est les constructeurs et tout, mais la frustration est là.

Je nage en plein dilemme, je ne sais pas quoi faire : je ne veux pas jongler entre 2 systèmes, c’est contraignant et disons le, juste chiant. Je veux jouer à ces titres, mais pour ça il faut que j’aille à l’encontre de mes convictions de Libriste.

C’est vraiment la tristitude 🙁

Merci Google !

Par défaut

Beaucoup de gens publient pour critiquer Google. La rançon du succès je suppose, mais je tiens à remercier cette société pour le cadeau qu’elle viens de faire au web tout entier.

En effet, Google a annoncé la libération du codec vidéo qu’ils avaient acquis en rachetant la société On2 avec le projet WebM. Ce rachat avait suscité beaucoup d’attente dans le monde du Web : alors que HTML5 permet de lire des vidéos sans passer par Flash (ce qui se traduit par plus de légèreté pour l’utilisateur), il n’y avait aucune précision quant au format à utiliser. Actuellement, le format dominant poétiquement appelé « H.264 », est soumis à royalties. Ainsi Adobe paie pour avoir le droit de lire les vidéos à ce format, Youtube aussi car il diffuse à ce format, Dailymotion également… Ça y est, vous commencez à voir le truc ? La grande majorité des vidéos de la toile sont à ce format, et lisibles depuis le navigateur seulement si on a Flash installé.

Du coup, si un navigateur veut pouvoir lire de la vidéo sans avoir recours à Flash, être conforme HTML5 et que ce soit utile, il doit intégrer (et donc payer) le H.264. D’emblée, la Mozilla Fondation a annoncé son refus d’inclure ce codec dans Firefox, ce qui m’inquiéta un peu sur l’avenir du navigateur. La situation est restée incertaine pendant quelques temps puis l’espoir est arrivé avec le rachat de On2 et enfin la célébration avec cette annonce 🙂

Ça ne signifiera rien pour la majorité des gens mais pouvoir lire des vidéos simplement sans être dépendant d’un tiers (que ce soit Flash ou le codec propriétaire) nous assure un Internet un peu plus neutre (il y a d’autres problèmes avant d’avoir un Internet neutre mais ce n’est pas le sujet ici).

Merci Google !