Et si on faisait un Facebook Libre ?

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Facebook, vous connaissez. Au moins de nom. Ces derniers jours, le plus célèbre des réseaux sociaux a été la cible de nombreuses critiques concernant les libertés qu’ils se sont accordés vis-à-vis du partage des données privées. J’avais déjà quitté ce réseau une fois et l’envie se refait sentir un peu plus à chaque faux-pas mais voilà, j’y trouve une certaine utilité.

Me voici donc pris au piège d’une entreprise qui n’a aucun respect de ma vie privée ? Eh bien non ! 4 étudiants new yorkais ont monté Diaspora, un projet qui vise à faire une alternative libre à Facebook ; une alternative distribuée (à installer où on veut), et libre. Ce n’est pas la première initiative qui s’essaie à ce délicat exercice qu’est de concurrencer FB, on peut citer Movim ou encore GNU Social mais Diaspora se démarque par la levée de fond qu’ils sont en train de réaliser : ils ont fait un appel aux dons à la communauté.

Il leur fallait 10 000$ pour démarrer leur société, à 2 jours de la fin des dons, ils ont accumulé plus de 190 000$ !

Ça montre qu’il y a une véritable attente d’un réseau social qui ne soit pas contrôlé par une société dirigée par un mégalomane qui ne se soucie pas du bien être de ses utilisateurs. Quelques personnes se méfient de cette demande basée seulement sur des concepts et des promesses. Et pourtant, les gens donnent, certains à hauteur du millier de dollars !

Personnellement, j’aimerais bien voir ce projet aboutir et surtout réussir. On a souvent attaqué Google sur le respect de la vie privée (bon ok, ils viennent de sévèrement merder avec l’affaire des wifi), mais quand je constate que Facebook a fait tellement plus de dégâts en si peu de temps, entre les failles graves à répétition, les options de partage qui ont leurs réglages par défaut toutes vannes ouvertes, alliés au fait qu’ils veulent faire de notre profil FB notre identité numérique, je me dis qu’il est vital d’avoir une concurrence dans ce domaine.

Mais même si le produit sort, ils vont se frotter au problème de la masse critique. Un réseau social, il faut ses amis dessus pour que ce soit utile, et je doute que mes amis soient prêts à faire la bascule, à cause des habitudes qu’ils ont avec FB (encore et toujours la même excuse 🙁 )

Qu’est-ce qui vous convaincrait de quitter Facebook pour une alternative Libre (et donc réapprendre certains gestes) ?

Bidouillabilité

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Comme c’est un peu le désert niveau post en ce moment, j’ai décidé de faire un devoir de table dont le sujet a été donné par Tristan Nitot :

Et toi, cher lecteur, quels arguments voudrais-tu avancer en faveur de la « bidouillabilité » ? Pourquoi est-il important que les outils/objets que l’on utilise soient bidouillables / malléables / ouvrables / transformables ?

En tant que geek, mes outils principaux sont les logiciels. En tant qu’utilisateur de logiciel libre et codeur de métier, le caractère modifiable de ce que j’utilise m’est appréciable. Si on ajoute en plus que je suis un maniaque de l’ergonomie de mon espace de travail et de mes outils, ça peut vite devenir vital. On est tous différents et on a tous nos petites manies et habitudes, c’est principalement pour ça que le caractère modifiable des logiciels est important : pour les faire évoluer selon nos besoins. Par exemple, j’ai hacké dans gajim pour ajouter des détails qui me manquaient lors de mon passage de pidgin vers gajim (je voulais un client pur jabber).

Il peut arriver aussi qu’une entreprise ait un besoin particulier qui manque à un logiciel qui couvre déjà 90% du cahier des charges. Utiliser le logiciel tout de même et le modifier pour lui ajouter la fonction manquante peut lui faire économiser beaucoup de temps et d’argent.

Certes dans le domaine des logiciels, tout le monde ne peut pas se permettre de modifier l’outil mais on peut toujours demander au responsable du logiciel de faire une évolution ou de payer des gens pour faire la modification (on parle d’un cadre professionnel ici bien sûr).

Un autre aspect de la bidouillabilité est la modification à la volée de sites internet. Avec des outils comme adblock, greasemonkey ou stylish, il est possible de modifier le contenu des pages internet avant qu’elles ne soient affichées dans Firefox. Perso, je m’en sers tous les jours pour virer les publicités envahissantes, modifier la page de résultat Google en la mettant sur plusieurs colonnes, ajouter des liens de raccourcis ou encore ajouter une boîte de réponse rapide aux forums s’appuyant sur un phpBB.

Là encore, cet aspect bidouille m’a permis d’adapter l’environnement à mes besoins et non pas l’inverse : je le dis souvent, l’informatique est un outil, et un outil est là pour nous aider et se doit donc de se soumettre à nos besoins. Si le besoin n’est pas totalement satisfait, il faut adapter et pour ce faire il faut pouvoir le modifier.

Le micro-blogging libre

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Vous connaissez sûrement Twitter, la plateforme de micro-blogging qui a fait beaucoup parler d’elle il y a quelques mois de ça. Pour ceux qui seraient vraiment pas geek pour un sou (mais que faites vous ici ? 😉 ), le micro-blogging consiste à publier un billet très court (150 caractères max) sur un flux que d’autres gens peuvent suivre en temps réel.

Certains l’utilisent pour tenir les gens au courant de leur activité (va au restaurant, regarde un film…), d’autres pour diffuser un lien etc.

J’avais testé Twitter et je n’y avais pas trouvé grand intérêt. Pourtant, j’ai découvert Laconi.ca, une plate-forme de micro-blogging, mais Libre ! La société identi.ca offre un hébergement gratuit à cette plate-forme et j’ai donc décidé de retenter l’aventure micro-blogging.

Un plugin wordpress permet de placer un widget sur le blog et vous pouvez déjà voir les « dings » de mon flux. Je ne suis pas certain de l’utilisation que j’en aurai mais le fait qu’une commande ubiquity existe pour poster, va aider. Le temps nous dira comment je m’en sers.