Pop Shuvit

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pop-shuvit-imagesRATM, Rage Against The Machine, ça vous évoque quelques chose ?

Leur premier album éponyme était un véritable bijou de ce que j’appelle rock fusion. Je ne sais pas du tout si c’est le terme consacré, mais tout ce que je veux dire c’est que c’est du rock, avec du rap. Un mélange de genre quoi. Et dans les années 90, ils ont cartonné avec des titres comme Killing in the name ou encore Wake up (utilisé dans la BO de Matrix par exemple).

Ils sont séparés depuis mais je viens de tomber sur un groupe dont le son et l’énergie se rapproche beaucoup des regrettés RATM, ça s’appelle Pop Shuvit, c’est Malay, et ça réveille !

Leur titre Old Skool Rocka est celui qui m’a donné envie de creuser un peu leur répertoire, et Put ‘Em Up m’a clairement fait prendre conscience de leur influence RATM.
Jump par contre fait plus penser à du Linkin Park avec la même construction que In the end.

À écouter d’urgence sur Spotify par exemple.

Katy Perry

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La pop, j’aime bien mais sans plus, du coup il y a peu de chances que j’en parle souvent sur ces pages. Pourtant je vais parler d’une musicienne pop-rock qui cartonne pas mal : Katy Perry.

Outre le fait que la demoiselle est plutôt mignonne, sa musique plaît : beaucoup connaissent le tube « I kissed a girl » ou encore « Thinking of you ». Leurs versions album ne m’intéressent pas. A mes oreilles, elles sont quelconques, de la pop-rock simple et efficace, mais elles ne me font pas vibrer.

Non, ce qui m’a fait tiquer sur sa musique, c’est les reprises de ses propres morceaux.

Seule, sans un florilège de sons et d’effets de mix, elle expose sa sensibilité musicale au grand jour. Un touché à la guitare, nuancé et précis ; une voix maîtrisée, avec des accents aux moments opportuns, tout est là pour faire vibrer notre propre sensibilité, celle qui gigote dans l’estomac et qui donne envie de chanter.

Mais même en groupe, elle ne se cache pas derrière les musiciens, se permettant des reprises totalement originales de ses propres compos.

Une version de « I kissed a girl » avec une première partie complétement chamboulée façon jazz : tout y passe, les instruments, l’instrumentation de l’ensemble, la rythmique, la ligne chant. J’ai été subjugué par cette créativité, ce recul par rapport à ses propres compos. Elle avait pourtant une version acoustique qui fonctionnait, elle ne s’en n’est pas contentée pour le MTV unplugged.

Comme quoi, derrière un album bateau, il peut se cacher de gros gros talents à un point que je me demande pourquoi ils font du commercial ? (Comme Lady Gaga, qui fait de la merde à mes oreilles, mais qui est une grande musicienne, j’en parlerai peut être 🙂 )

The John Butler Trio

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Pour inaugurer la nouvelle section musique des p’ti z’articles, je vais parler d’un artiste qui me transporte quand je l’entends : John Butler.

C’est un guitariste auteur-compositeur-chanteur australien qui fait dans le folk rock à tendance jazz avec une pointe de reggae de temps en temps. Le groupe est formé de John à la guitare et au chant, un batteur et un bassiste. La particularité de ce groupe est que John change régulièrement de musiciens pour se donner de nouvelles orientations.

Pour le reste des informations factuelles je vous renvoie vers l’article wikipedia qui le fera bien mieux que moi.

J’ai découvert cet artiste via un extrait de Taratata où ils jouaient Zebra et je dois avouer que ce fut un sacré choc. Enfin un son que je ne reconnaissai pas : guitare acoustique 12 cordes (bon en fait 11 mais c’est un détail), le tout dans un pedal board bien fourni, ampli marshall, contrebasse dynamique et surprenante, une batterie toute en nuance. Moi qui ne suis pas fan de reggae, j’ai pourtant accroché et j’ai cherché un peu sur la toile.

Stupeur. Plein de lives enregistrés par des fans lors de concerts et diffusés légalement, l’artiste les autorisant sous condition de ne pas pirater les cds qu’il sort. Téléchargement. Écoute. Révélation.

Ce trio dégage une énergie qui illumine mon mental, ça réveille et met de bonne humeur. En concert c’est pire : la sympathie qu’ils dégagent est communicative, on devient presque des bisounours face à leur complicité (je parle de l’époque avec Michael Barker et Shannon Birchall, à cette heure je n’ai pas encore vu la nouvelle formation en concert). Puis il y a la magie Butler : seul sur scène, avec sa guitare, pour LE morceau de John, son chef d’œuvre, sa communion de paix avec son public : Ocean.

C’est un morceau instrumental (vous en trouverez des enregistrements sur Youtube), qui n’est jamais tout à fait le même à chaque représentation, l’improvisation se taillant une place de choix, ayant une durée variable du coup toujours aux alentours des 10-15mn. Un quart d’heure de pur bonheur où les notes résonnent dans la salle, nous transportant au delà de notre conscience – pour paraphraser Jaessa – les sentiments remuant dans nos tripes nous faisant sentir vivant.

Voilà, il n’est pas aisé de parler de musique, c’est moins factuel, très subjectif, mais j’espère vous avoir donné envie d’y jeter une oreille 🙂 Je reparlerais sûrement du trio dans sa formation 2010 après le concert du 28/04 !