TypeMatrix™ 2030 : ma customization

Par défaut

Ce clavier, je l’adore, vraiment. Mais il me faut être franc et il y avait quand même des trucs qui me dérangeaient :  les touches « contrôle » qui ne sont pas top accessibles. Sur un clavier conventionnel, j’avais reprogrammé la touche verr. maj. en contrôle. Ainsi l’auriculaire y accède sans trop plier la main.

Sur le TypeMatrix™, verr. maj. est déporté loin à droite et maj. gauche est beaucoup plus grande. Du coup il ne reste à gauche que la touche « contrôle » sous maj. gauche et — avouons-le — elle n’est pas très accessible 🙁

M’est alors venu l’idée de reprogrammer les touches qui sont de part et d’autre de la barre espace : celle de gauche sert à changer d’application (équivalant « alt + tab ») et celle de droite permet d’afficher le bureau.

Malheureusement, ces touches envoient une combinaison de touches : alt + tab et alt + i, respectivement. Pour contourner ça, il faut passer en mode 106 touches en faisant « Fn + F3 ». Dans ce mode la led « 102 » s’illumine et les deux touches renvoient un code unique réaffectable par xmodmap sous Linux, et Sharpkeys sous Windows. Il faut aussi réaffecter la touche marquée ‘ç’ qui est devenue inactive et la touche « Mail » qui est devenue ‘ç’. Voici ma configuration Sharpkeys sous Windows :

Sharpkey_conf_TMX_106_mode

Ainsi j’ai deux touches « contrôle » accessibles aux pouces, ce qui facilite les raccourcis clavier 🙂

En parlant de raccourci clavier, il y a le « ctrl + w » de Firefox qui permet de fermer un onglet. Sur un qwerty ou azerty, ça se fait de la main gauche seule, laissant la main droite sur la souris. En bépo, ça se fait de la main droite, qui doit alors lâcher la souris. Pour remédier à ce petit inconvénient, j’ai installé l’extension Menu Wizard qui permet de redéfinir les raccourcis clavier de Firefox 🙂 J’ai mis la fermeture d’onglet sur « ctrl + à » 🙂

La quête du bon clavier : Typematrix 2030

Par défaut

J’avais donc annoncé que je comptais m’acheter des claviers de chez Typematrix. Je les ai reçus et je dois dire que ça change la vie !

On va passer le truc désagréable tout de suite, il y en avait pour 77€ de taxe de douane (pour 4 claviers et autant de skins, c’était une commande groupée) ; ça fait mal mais bon, je m’y était préparé.

L’emballage est hyper simple, une boîte blanche, en carton épais. À l’intérieur, de la mousse qui épouse la forme du clavier, une plaque de mousse pour protéger le dessus. Une feuille de papier glacé imprimée recto-verso A4 pour seule documentation. Les skins sont juste emballées dans un plastique tout simple.

Le clavier est de qualité, ça se sent dès la prise en main. Par contre, je le trouve laid, heureusement que la skin remédie au problème :). Je l’ai prise en noir, ce qui donne une certaine classe au clavier. Le touché peau de pêche est vraiment très agréable et doux. Il rend aussi la frappe vraiment très silencieuse ce qui ne gâche rien pour un mec sensible au bruit comme moi 🙂 Repasser à un clavier plus classique juste après est vraiment très déplaisant.

La taille très compacte grâce à l’absence de pavé numérique physique (il y en a un activable juste à gauche des shift et ctrl de droite) permet de rapprocher la souris.

Passons à la caractéristique première du clavier : les touches matricielles. Je parle de la disposition en colonne des touches au lieu d’être en quinconce, vieil héritage des machines à écrire. Et bien c’est un pur bonheur ! Autant ça ne se sent pas trop pour la main droite, autant le gain en confort est flagrant pour la main gauche. Les touches en dessous de la rangée de repos — celle avec le « f » et le « j » — tombent naturellement sous les doigts.

Les repères de touches qui permettent de retrouver la position de repos ressortent bien (certain clavier les ont trop discrets) et les touches juste avant la colonne centrale sont munis de bord en relief afin de savoir qu’on arrive sur des touches de contrôles.

La position centrale des touches entrée et de suppression est une véritable idée de génie : la main n’a plus à s’écarteler où à faire des kilomètres pour valider la moindre commande. C’est du pur bonheur, ils devraient être remboursés par la sécu.

J’ai aussi profité du changement de clavier pour changer de disposition de touche et ainsi passer au BÉPO. Je ne vais pas paraphraser et vous invite encore à consulter la référence francophone sur le sujet. Je ne suis pas encore aussi rapide qu’en azerty, mais le confort de frappe est stupéfiant. Les doigts bougent vraiment très peu. Le fait d’avoir appris sur un clavier marqué en azerty m’a forcé à taper en aveugle et là encore, le gain en ergonomie est réel : ne plus avoir ses yeux qui font l’aller-retour entre ses mains et l’écran permet de mieux se concentrer sur le contenu.

Le BÉPO permet aussi une typographie propre : espace insécable, majuscule accentuée, les différents tirets, les vrais points de suspension… on apprend à apprécier ce genre de choses car elles sont logiquement accessibles.

Bon le tout n’est pas parfait bien sûr, les raccourcis clavier sont à réapprendre et les gens qui ont leur mémoire musculaire bien ancrée seront frustrés au départ. C’était la principale raison qui faisait que je ne sois pas passé au BÉPO plus tôt. Maintenant que j’ai passé l’appréhension, bah c’est comme tout, on s’y fait et plutôt rapidement tellement le gain est notable.

Ce n’est pas le clavier parfait mais il est infiniment meilleur que ces aberrations qui traînent un boulet historique et qui sont dangereux pour la santé publique.

La quête d’un bon clavier

Par défaut

Le clavier. Le périphérique d’interaction avec l’ordinateur le plus utilisé au monde traîne un lourd passé. Ne vous êtes vous jamais demandé d’où venait l’agencement des touches d’une part, et d’autre part d’où venait la disposition des caractères ? Le coupable est mécanique : à l’époque de la machine à écrire, le système de marteaux a obligé le placement des touches en quinconce. Les premiers tests ont remonté des problèmes d’enrayement lors de frappes de touches consécutives (je suppose que les lettres étaient dans l’ordre alphabétique). Pour y remédier, ils ont eu l’idée d’espacer les lettres tapées fréquemment afin de ralentir la vitesse de frappe : le QWERTY était né, suivi de prêt par différentes déclinaisons nationales dont l’AZERTY.

Vous l’aurez compris, notre disposition des touches a été pensée pour être anti-productive ! Autant ça se justifiait à l’époque, autant je ne vois pas pourquoi on continue à se la traîner à l’ère de l’électronique 🙁 Des alternatives existent bien sûr, autant pour l’agencement des touches que pour le placement des lettres, mais rejetées par habitude du placement actuel.

En tant que geek avéré, je compte me débarrasser de ces 2 aberrations et investir dans ça :

Un clavier aux touches en colonnes, avec un placement BÉPO ! Les touches en colonnes rendent le clavier plus compact (et rapproche la souris) et sont censées être plus accessibles. La disposition BÉPO est optimisée pour atteindre le meilleur confort de frappe possible (limitant ainsi les risques de {fr:Troubles_musculosquelettiques|TMS} ).

Si le sujet vous intéresse, je vous invite à consulter la référence francophone 🙂 C’est vraiment très intéressant !

L’investissement est assez cher (plus de 80€ quand même) mais c’est le périphérique que j’utilise le plus, et depuis le temps qu’il me faisait de l’œil… 😉

Et vous, seriez vous prêt à améliorer votre confort de frappe et à diminuer les risques de TMS ?

PS : article écrit en bépo sur un clavier classique !